Tu sais par où je commencerais. Ce cou à la fois si long et si délicat, je pense que je pourrais y consacrer un temps infini. Sentir cette odeur qui réveille des souvenirs d'un temps dépassé par les années. Et laisser glisser mes lèvres, de haut en bas pour finir par abandonner devant ce visage. Ton regard serait toujours aussi noir de colère. Mais tu sais, j'en viendrais toujours à bout. Mes mains déboutonneraient ta chemise, bouton par bouton, tout en laissant voguer ma bouche sur toute partie de ta peau accessible. Tu frissonnera sous la douceur et la fraicheur de ma bouche comparé à cette chaleur qui te caractérise. Tu tremblera de rage, oui, j'y arriverai à chaque fois. Pourtant, tu lutera toujours pour mon plus grand plaisir. Il n'y aurait plus de chalenge si tu acceptais de te livrer trop facilement. Tu ne contrôlera plus rien, tu sera un simple corps qui vivra à travers des caresses et des envoutements sortis tout droit d'une idée ancienne de l'amour.
Tu te rappellera alors comment nous nous sommes rencontrés, envoutés, contaminés, partagés, déchirés et adorés comme une passion qui se consume à toute vitesse. Comment mon regard insistant t'avait semblé si bien placé. Et bien sur cette nuit là. Cette manière d'avancer à toute vitesse sans sauter les obstacles mais en les renversant par la force. Cette philosophie qu'on a si vite partagée. Et surtout cette manière si drôle de se quitter. N'est-ce pas?
Quand mes mains chercherons une réponse, tu oubliera que tu avais une raison. Tu oubliera que tu as un prénom, une adresse, un boulot. Tu ne pourra plus penser, tu pourra seulement quitter ton cerveau pour laisser tes nerfs diriger. Les sensations te porter, répondre au appels lancés. Tu m'emportera, me déchirera, me dévorera.
Le fruit défendu. Adieu l'Eden.



