Tu te souviens quand j'existais encore ?
Je me suis amusée à tout nettoyer jour après jour. A faire la dialyse de mon propre corps. Je me suis vidée le c½ur et l'esprit pour mieux pouvoir le réanimer. Et finalement ça n'a pas été si dur. Un ménage de fond en comble. Sans laisser une poussière de souvenir à laisser flotter dans mon atmosphère. Il en a fallu des rivières pour effacer toutes les traces qui souillaient le plancher. Des tonnes et des tonnes de matériaux pour reconstruire cette pièce.
Et c'est toujours cette chanson qui tourne en boucle dans mes oreilles. Attendre , juste ici en face de ce boulevard. Cette maison qui a des airs de maison hantée. J'ai bien effacer les souvenirs, j'arrive à m'en demander si ce n'était pas seulement un horrible cauchemar. Seulement , tu n'as pas l'air d'avoir toi aussi fait ce travail. C'est de la rage, de la colère que l'on voit dans tes yeux. Et ce ne sont même pas mes yeux qui voient cela. Ce sont ceux d'étrangers, innocences, qui ne savent pas.
Tu n'as pas le droit d'être énervé. Tu n'as pas le droit d'avoir cette rage en toi. Tu n'as pas le droit de te plaindre. C'était ta fin. Ton scénario, ta décision. J'aurais pu changer l'issue, par pur méchanceté, pour détruire. Heureusement pour toi, j'ai une parole que je tiens jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'au jour où malheureusement l'alcool ou un sursaut de magnifique méchanceté me fera révéler la supercherie.
No need to stay as it's always nothing.
But your eyes tell a whole other story...and I feel the weight of the world.

