Tu déambulais dans un couloir comme une âme perdue. Tu lançais à la face des gens ta tête d'enterrement comme la marque physique de la tristesse qui coulait en toi. Tu jouais avec les ombres en longeant les murs, le visage caché par tes cheveux. T'avais cet air qu'on les gens qui se perdent , qui se laissent envahir par de si petites choses.
La chose que tu voulais s'était un échappatoire à cette sensation d'oppression lorsque le retour était proche. Tu voulais fuir à chaque fois, tu voulais pleurer et courir. Tu voulais tout lâcher.
T'étais pas celle qui se laisse abattre pourtant. Bien au contraire t'étais plutôt forte selon les dire. De celle sur qui on compte dans les coups dur pour relever et soutenir les autres. Un arbre qui plie mais ne rond pas. Un élément solide dans se décors ou tout change si vite.
Et pourtant c'est toi qui maintenant t'effondre face à ce petit détail dans ta vie. Tu voulais juste y croire, pendant quelques temps , y croire pour avoir quelque chose sur quoi te reposer. Te dire qu'il pourrait supporter le poids des erreurs avec toi. Mais , il était comme toi. Si fort d'apparence, si faible intérieurement. Au premier obstacle, la branche sur laquelle tu étais assise si agréablement s'est rompue , nette , sec. Morte. Comme un coup derrière la nuque qui efface toute trace de vie en toi , c'est un choque que quelques larmes n'effacent pas si facilement. C'est quelque chose qui reste pendant longtemps sans cicatriser vraiment. Tu as beau repartir de zéro, tu as beau vivre d'autre chose. On oublie pas la trahison, on oublie pas. On oublie pas l'abandon, seule face au danger. Sans avoir le droit de se justifier, sans avoir le droit d'avouer. C'est vouloir oublier ce qui jamais ne doit être avouer. Porter un fardeau crée à deux sur une seule paire d'épaule. Une ranc½ur qui ne s'efface ni pas le pardon, ni avec le temps. Chaque fois que tu croisera son regard qui aura envie de crier, de lui dire.
"Si tu savais tout le mal que tu m'as fait. Si tu savais combien j'ai pu pleurer. J'ai tout perdu. J'ai tout supporté. Et toi, tu t'est enfui en m'enfermant dans un mensonge, dans un secret que l'on aurait du partagé.
Si tu savais tout le mal que tu m'as fait. Si tu savais combien j'ai pu t'en vouloir. Jour après jour je t'ai maudit plus fort , jusqu'à te haïr plus que personne d'autre. Car même les personnes qui m'ont fait du mal ne m'ont jamais aussi facilement détruit que toi.
Si tu savais tout le mal que tu m'as fait. En si peu de temps. T'as détruit toutes mes certitudes , t'a volé mon âme. T'as détruit pour ton seul plaisir. Si tu savais combien tu es égoïste. Tu n'as penser qu'à ton intérêt sans imaginer que les autres peuvent souffrir de tes actes."
Un jour , les mots , les insultes , sortiront en flots de ta bouche. Juste pour montrer combien la force qui est maintenant en toi est né de cette haine. Deux phrases simplement , deux phrases qui résume si bien tout cela.
"Si tu savais combien tu as pu me faire du mal. Si tu savais combien je peux te haïr "