Tu pensais pas avoir une telle sensation au creux du ventre. Les boyaux en morceaux , le c½ur qui fait n'importe quoi , prêt de l'implosion entre surtension et ralentissement douloureux. Tu voudrais plus jamais quitter ce monde qu'il a créer. T'as l'impression que tout s'écroule. Ta drogue ne te suffit plus, tu vis plus depuis ce jour. T'a arrêter de compter les heures, elles sont trop douloureuses. Tu voudrais posséder le temps, lui faire courir un marathon. Plusieurs années dans le futur , les études en arrière, la vie là-bas. T'es seule face à tes murs blancs recouverts de ses photos, les visages pleins de sourires qui te sortent pas les yeux. C'est trop douloureux tout ça, c'est trop de bonheur qui te rappelles que tu ne peux pas être à deux endroits en même temps.
Si j'souris, si j'vis, si j'ai envie d'aller loin, si j'renonce à tout. Je pourrais, je le pourrais pour toujours. Pour cette sensation de crainte, cette crainte qui me fait savoir que tout ça c'est bien vrai.
Tu sais j'y pensais pas à tout ça quelques temps auparavant. Tu sais j'avais aucun espoir, j'avais mal. Ils m'avaient laissé tomber. Alors j'étais perdue. J'voulais juste qu'on me console, qu'on me prenne, qu'on me dise que j'étais encore vivante, parce que quand on ne ressens plus que de la haine, plus rien n'a de sens. C'est une maladie qui te ronge. J'attendais rien, et pourtant j'ai tout trouvé, tout gagné.
Je t'aime.
On se retrouvera bientôt